Juin 1967 : Quand le Maroc s’apprêtait à marcher pour le Sinaï
L’histoire des Forces Armées Royales (FAR) est jalonnée d’actes de solidarité qui dépassent les frontières du Royaume. Parmi ces moments de haute tension et de fraternité panarabe, la **Guerre des Six Jours en juin 1967** reste gravée dans la mémoire de ceux qui étaient prêts à donner leur vie pour la dignité commune.
L’Appel de la Solidarité : La Vision de Feu S.M. Hassan II
Dès le déclenchement des hostilités, **Feu Sa Majesté le Roi Hassan II**, fidèle à ses principes de soutien indéfectible à l’Égypte et à la récupération du Sinaï, ordonna la mobilisation immédiate des troupes. L’objectif était clair : porter secours et renfort aux pays frères sur le front.
Sous les Hautes Directives Royales, la machine militaire marocaine s’est mise en branle avec une précision remarquable :
* **L’unité précurseur :** Composée du 2°DLS, du 1°GLS de la BLS, rejoignit rapidement Tripoli, sous le commandement rigoureux du **Général El Bachir**.
* **Le corps expéditionnaire :** À El Menzeh (Rabat), l’élite des FAR se préparait. Un mélange stratégique de la Brigade Légère de Sécurité (BLS) et des services essentiels : **transmissions, santé, unités autochars et génie.**
Le Récit d’une Mobilisation Suspendue
Le souvenir de ces journées de juin est empreint d’une intensité particulière. Les troupes, prêtes au sacrifice, attendaient l’ordre de départ. La logistique était établie : un départ par voie ferrée de Rabat vers Tunis, puis une progression routière vers la Libye pour rejoindre le théâtre des opérations.
> * »Un soir, l’ordre tomba : soyez prêts pour le train de nuit. Puis, le départ fut reporté au lendemain. »*
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Ce contretemps n’était que le prélude à une déception amère. Le lendemain, l’ordre d’annulation tomba, figeant l’élan de solidarité marocaine.
L’Obstacle Géopolitique
L’histoire retiendra que ce déploiement fut stoppé nettement par le refus catégorique du régime algérien d’autoriser le passage des troupes marocaines sur son territoire. Cette interdiction, perçue comme un frein tragique à l’unité arabe face à l’agression, empêcha le corps expéditionnaire de rejoindre ses frères d’armes à temps.


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