Hommage à l’Institution du Médiateur du Royaume

Du Berm du Sahara à la Justice Administrative : Hommage à l’Institution du Médiateur du Royaume
​PRÉFACE & RECOVERY DE RECONNAISSANCE
​« Je tiens à exprimer ma gratitude la plus profonde et ma reconnaissance la plus sincère aux cadres et responsables de l’Institution du Médiateur du Royaume. Grâce à leur rigueur, leur écoute inédite et leur sens élevé du devoir républicain, un dossier qui stagnait face aux refus injustifiés des représentations locales a pu trouver son dénouement légitime. Par leur intervention impartiale, ils ont restauré mes droits et rendu justice à mon parcours d’ancien combattant. Que cette institution d’exception trouve ici l’hommage qu’elle mérite. »



​Le récit d’un engagement sans réserve

 


​Pendant des années, j’ai servi mon pays sous le drapeau des Forces Armées Royales. De 1977 à 1986, mon parcours militaire m’a mené sur les théâtres d’opérations les plus exigeants de nos provinces sahariennes. De l’opération Essuie-Glace à Bir Lahlou, Tifariti et Smara, en passant par les postes isolés de Lagouira et Nouadhibou entre 1977 et 1979, jusqu’aux combats de Ouarkziz et l’édification de la première ligne de défense de Zaag en 1980. J’ai également servi sur les lignes de défense de Boucraâ, Smara et Amgala-Guetta jusqu’en 1986.
​J’ai accompli ce devoir d’agent administratif, de spécialiste de l’armement et de combattant polyvalent alors même que je souffrais d’une affection chronique (ulcus bulbaire) contractée dès 1970, reconnue par la Commission de Réforme avec une pension militaire d’invalidité.




​Le mur des refus administratifs
​Pourtant, une fois revenu à la vie civile, le chemin pour faire valoir mes droits sociaux s’est heurté à l’incompréhension administrative locale. Fin 2016, conformément aux instructions relatives à la revalorisation des pensions militaires et à l’augmentation de l’indemnité d’appoint via la Fondation Hassan II (OSAMAC), le plafond de nos pensions devait être réajusté.
​Malgré mes démarches répétées auprès de la délégation locale (Caserne Zerktouni à Casablanca), toutes mes requêtes se sont soldées par des rejets catégoriques, parfois notifiés verbalement ou sur de simples bouts de papier, sans examen approfondi de mon dossier. Qu’il s’agisse de mes droits à l’allocation ou des aides aux études pour mes enfants diplômés, la porte demeurait fermée.
​L’intervention salvatrice du Médiateur du Royaume


​Refusant de me résigner, j’ai décidé de porter ma doléance devant Monsieur le Médiateur du Royaume en saisissant l’institution par voie électronique.


​C’est là que l’État de droit a pris tout son sens. L’Institution du Médiateur a pris à bras-le-corps le dossier n° 18/15937. Avec un professionnalisme exemplariste, ses services ont analysé les textes juridiques applicables — notamment le décret royal n° 5635/9.08 relatif au relèvement du plafond de l’aide complémentaire et les dispositions régissant la pension minimale.
​Grâce aux démarches entreprises par le Médiateur auprès des administrations concernées (Fondation Hassan II, Administration de la Défense Nationale, Ministère de l’Économie et des Finances), le blocage a été levé. En février 2021, j’ai enfin reçu un rappel de régularisation d’un montant d’environ 19 000 DHS, concrétisant le rétablissement complet de mes droits.



​Conclusion
​Ce témoignage est un devoir de mémoire et de gratitude. Il rappelle que face aux lourdeurs administratives, il existe dans notre pays des institutions citoyennes et vigilantes capable de faire prévaloir la justice. À l’Institution du Médiateur du Royaume et à l’ensemble de ses cadres, je renouvelle mes remerciements les plus respectueux pour leur soutien indéfectible aux anciens combattants qui ont tout donné pour la Patrie.
​Ahmed OUAMER
Ancien Combattant des FAR