Rétro-Ingénierie et Séquençage Logique : La Gestion Discrète d’une Signalétique Pharmacie (Édition 2011) L’évolution de la signalétique lumineuse moderne repose aujourd’hui largement sur des microcontrôleurs polyvalents. Pourtant, la noblesse de l’électronique réside souvent dans la maîtrise du pilotage direct et de la logique câblée. En 2011, j’ai conçu un système de contrôle pour deux panneaux emblématiques : une croix de pharmacie et un croissant, utilisant une approche architecturale rigoureuse basée sur des mémoires mortes programmables (EPROM).
L’Architecture du Système : Puissance de la Logique Séquentielle Le défi technique de ce projet résidait dans la segmentation précise des éléments lumineux pour créer des animations fluides et distinctives, sans l’utilisation d’un processeur central complexe, mais via un flasher dédié. 1. La Croix à LEDs : Segmentation en 12 Voies La croix n’est pas traitée comme un bloc monolithique, mais comme une matrice segmentée en 12 éléments distincts. Ce découpage permet une granularité élevée dans les jeux de lumière (remplissage, balayage, clignotement alterné). * Pilotage : Le contrôle est assuré par un flasher de 12 voies. * Cœur Logique : L’intelligence du séquençage repose sur deux EPROMs. Ces mémoires stockent les tables de vérité correspondant aux différents états d’allumage. En adressant ces mémoires via un compteur binaire cadencé par une horloge (type NE555 ou quartz), on extrait les motifs d’animation préprogrammés avec une stabilité temporelle absolue. 2. Le Croissant : Dynamisme en 7 Segments Le croissant de l’officine suit une logique similaire, optimisée pour sa forme géométrique. * Segmentation : Divisé en 7 segments, il permet de simuler un mouvement de croissance ou d’oscillation. * Contrôle : Un flasher de 7 voies dédié assure l’interface de puissance, permettant de commuter les courants nécessaires aux LEDs tout en respectant l’isolation du circuit de commande. Informatique Embarquée : La Programmation des EPROMs Ici, l’informatique n’intervient pas via un système d’exploitation, mais par la programmation de bas niveau. La conception du « firmware » consiste à définir manuellement chaque bit de chaque adresse mémoire pour créer le cycle d’animation : * Modélisation des cycles : Traduction des effets visuels en séquences binaires (0 pour éteint, 1 pour allumé). * Gravure : Injection des données dans les EPROMs, transformant ces composants passifs en véritables séquenceurs de motifs complexes. Propriété Intellectuelle et Savoir-Faire Ce dispositif, bien que datant de 2011, illustre une maîtrise de l’électronique de puissance et de la logique combinatoire. Chaque schéma, chaque table d’adressage et chaque segmentation de panneau constituent une propriété intellectuelle exclusive, témoignant d’une époque où l’optimisation matérielle était au cœur de l’innovation de proximité.