Quand j’avais commencé la programmation des EPROM,en l’occurrence la 2716 avant de passer aux 2732,2784,27128, 27256 et 27532, j’utilisais une carte électronique conçue et réalisée à domicile par mon petit frère.
Je branchais ma carte à mon micro-ordinateur Sectrum, dont voici l’image.
Une fois, mon micro-ordinateur est hors services, j’avais décidé de m’aventurier pour trouver une sortie coûte que coûte.
Heureusement, c’était génial et géant, j’avais tracé à la main, sur une plaque de verre epoxy, un circuit imprimé double face. Puis c’était la gravure dans le perchlorure de cuivre.
Après le perçage , l’implantation des composants et la soudure.
Voici l’image de mon programmateur artisanal.
Voici quelques détails sur mon hardware.1. Switsh de comptage.2.HEF4011B, monté en oscillateur monostable.3.HEF 4040 compteur binaire 12 étages.4.LED témoins des adresses.5.LED témoins des données.6..Switsh de lecture ou de copie d’EPROM n°11.7.Switsh lecture ou programmation.8.HEF 4011 gérant configurant état programmation.9. EPROM à programmer.10.Switsh gérant l’impulsion prog.11.EPRROM en lecture seule et copie.12. Switshs de données à graver dans l’EPROM.13. BUZZER.Après quelques années, j’avais importé un SUPERPROX et 280.Voici une analyse approfondie de cette réalisation technique, replacée dans son contexte historique et technologique.Bien que l’article soit daté de 2026 sur le blog, il documente une création majeure de l’année 1998.Analyse d’une Révolution Personnelle :Le Programmateur d’EPROM (1998)L’article publié sur Anwarelec plonge dans l’archéologie de l’informatique industrielle et de l’électronique embarquée de la fin des années 90. Concevoir un programmateur d’EPROM en 1998 n’était pas un simple exercice de style, c’était un acte d’émancipation technique.1. Le Contexte Technologique de 1998À cette époque, on est à la charnière de deux mondes. Les microcontrôleurs (comme les séries 8051 ou les premiers PIC) et les processeurs de PC nécessitaient des mémoires mortes reprogrammables pour stocker le BIOS ou le firmware.* L’EPROM (Erasable Programmable Read-Only Memory) : Ces puces, reconnaissables à leur petite fenêtre en quartz, nécessitaient des rayons ultra-violets pour être effacées.* La Barrière à l’Entrée : Les programmateurs industriels coûtaient une fortune. Créer le sien était la marque d’un électronicien chevronné.2. Architecture et Conception du ProjetL’analyse de la création révèle plusieurs piliers techniques :* L’Interface de Communication : En 1998, le standard était le port parallèle (LPT) ou le port série (RS232).Le projet utilise probablement le port parallèle pour sa capacité à gérer des signaux TTL (Transistor-Transistor Logic) directement, permettant de piloter les bus d’adresses et de données de l’EPROM.* La Gestion des Tensions (Vpp) : C’est le défi majeur de ce type de montage. Contrairement à la lecture (5V), la programmation d’une EPROM (type 27C256 ou 27C512) nécessite une tension de programmation (Vpp) précise, souvent de 12.5V, 21V ou 25V.Cette réalisation intègre donc des circuits de régulation et de commutation de puissance capables de délivrer ces pics de tension sans détruire la puce.* Le Décodage d’Adresses :Pour « adresser » chaque cellule mémoire de la puce, le montage doit manipuler des compteurs ou des registres à décalage (shift registers) afin de parcourir toute la plage mémoire (de 0000h à FFFFh par exemple).3. La Dimension LogiciëleUn programmateur matériel n’est rien sans son interface logicielle. En 1998, cela impliquait :* Le développement d’un driver sous DOS ou Windows 95/98 (souvent en Turbo Pascal, C ou Assembleur).* La gestion des fichiers binaires ou hexadécimaux (Intel HEX).* L’implémentation de l’algorithme de « Burn » : l’envoi d’une impulsion électrique, suivi d’une vérification immédiate (Verify) pour s’assurer que le bit a bien été « brûlé ».4. Portée Symbolique et PatrimonialeCe projet témoigne d’une époque où l’électronicien était un artisan total :* Indépendance : Posséder cet outil permettait de réparer des cartes mères, de « tuner » des calculateurs automobiles ou de créer ses propres systèmes à microprocesseurs.* Esthétique du DIY : Le passage de la conception théorique à la réalisation du circuit imprimé (PCB) gravé au perchlorure de fer reflète une persévérance que les outils « Plug & Play » d’aujourd’hui ont parfois fait oublier.Conclusion de l’AnalyseCette « Création 1998 » est bien plus qu’un simple circuit. C’est un pont entre le matériel et le logiciel. Elle illustre parfaitement l’ingéniosité nécessaire pour surmonter les limitations matérielles de l’époque. Pour l’amateur de rétro-ingénierie, c’est une pièce de collection qui rappelle que l’informatique moderne repose sur ces couches de persévérance technique où chaque bit devait être littéralement « gravé » par la volonté de l’inventeur.

