1. Introduction au concept
L’objectif de ce montage est de piloter une LED RGB (Rouge, Vert, Bleu) en mode « tout ou rien » via une mémoire EPROM programmée manuellement. Contrairement à un microcontrôleur qui utilise du code, nous utilisons ici une approche de logique câblée pilotée par mémoire, où chaque adresse de l’EPROM contient un état spécifique des trois couleurs.
2. Analyse de la logique binaire (Le Séquençage)
Pour ce projet, nous utilisons les trois premiers bits de chaque octet (D0, D1, D2) pour contrôler les trois canaux de la LED. Voici la correspondance détaillée de la séquence que j’ai choisie :
- 00000001 (01h) : Seule la LED Rouge est allumée.
- 00000010 (02h) : Seule la LED Verte est allumée.
- 00000100 (04h) : Seule la LED Bleue est allumée.
- 00000011 (03h) : Mélange Rouge + Vert (donne du Jaune).
- 00000110 (06h) : Mélange Vert + Bleu (donne du Cyan).
- 00000101 (05h) : Mélange Rouge + Bleu (donne du Magenta).
- 00000111 (07h) : Rouge + Vert + Bleu (donne du Blanc).
Cette progression permet de tester non seulement les couleurs primaires, mais aussi les combinaisons secondaires, vérifiant ainsi la parfaite santé du flasher et de la LED.
3. Le passage au code Hexadécimal
Pour programmer une EPROM (comme une 27C64 ou similaire), les programmateurs utilisent le format hexadécimal, plus compact que le binaire. Ma séquence se traduit donc par la suite : 01 02 04 03 06 05 07. Ces valeurs sont injectées successivement dans les premières adresses de la mémoire.
4. Fonctionnement du circuit (Le Flasher)
Le montage repose sur un compteur binaire (par exemple un 4040 ou un 74HC161) cadencé par une horloge (NE555). Ce compteur fait défiler les adresses de l’EPROM :
- L’horloge envoie une impulsion.
- Le compteur passe à l’adresse suivante.
- L’EPROM affiche sur ses sorties (D0-D7) la donnée stockée.
- Les transistors de puissance (ou buffers) reçoivent ces signaux pour alimenter les canaux de la LED RGB.
5. Perspectives d’amélioration
Pour aller plus loin dans cet essai, on pourrait :
- Augmenter la taille de la séquence pour créer des transitions plus fluides.
- Utiliser la modulation de largeur d’impulsion (PWM) stockée en mémoire pour faire varier l’intensité lumineuse et créer des millions de couleurs au lieu de 7.
- Ajouter un potentiomètre sur l’horloge pour régler la vitesse de l’animation en temps réel.
